-CAROUGE – Inaugurazione monumento in riconoscenza all’emigrazione italiana

Posted on : novembre 24, 2015
Posted by : amministratore
  

Inaugurazione monumento in riconoscenza all’emigrazione italiana -Carouge-

La SAIG e la Città di Carouge, inaugurano il monumento per ricordare l’emigrazione italiana nella Città sarda.

Discorso del Coordinatore SAIG, Carmelo Vaccaro

Vedete, Carouge per me ha un valore umano e personale particolare. Questa città è la prima ad avermi dato rifugio quando arrivai in Svizzera. La prima notte della mia vita da migrante in questo Paese la passai a Carouge, tra queste vie. Adesso non ricordo bene ogni particolare di quella notte ma quello che ricordo nitidamente fu la sensazione di essere ancora in Italia, in Sicilia. La sensazione di essere a “casa mia”.

Per molti italiani del cantone di Ginevra, la città di Carouge viene vissuta come una piccola Italia e di fatto è riconosciuta come una “Little Italy” americana . Ció è dovuto, probabilmente, non solo all’atmosfera ed alla sua particolare architettura ma alla stessa popolazione di Carouge.

La gente di questa città ha accolto i primi italiani arrivati. Li ha ospitati come avrebbe fatto una famiglia con un parente lontano ed ha condiviso con i nostri connazionali di allora la crescita di questo paese.
E dire che da povero sobborgo di operai italiani migranti sino a diventare il “salotto buono” della Ginevra di oggi ne è passata di acqua sotto i ponti. Ma Carouge deve molto di tutto questo agli Italiani.

Deve molto agli architetti piemontesi che hanno inventato la sua struttura urbana, alle famiglie Lucchesi che hanno lavorato e popolato questa terra, alla missione Cattolica venuta in aiuto alle popolazioni residenti con “La Provvidenza” di Don Adolfo Dosio e deve molto alle due povere suore francescane costrette spogliarsi dei loro abiti religiosi e diventare dame caritatevoli per non andare contro il rigido Calvinismo dell’epoca.

Il risultato di tanto sacrificio (grazie soprattutto alla infaticabile opera di Don Dosio e delle due francescane), fu nel 1908, l’apertura del primo asilo nido di bambini italiani.
Ebbene oggi per noi quell’asilo nido è il simbolo dell’opera dei nostri connazionali per questo paese. Quell’asilo nido è il passato, il nostro presente ed il futuro.

Ed io voglio concludere ringraziando chi è con me a celebrare questo giorno ma voglio anche ringraziare chi non c’è più, ha contribuito a fare crescere questa città ed facendo in modo che noi potessimo sentirci a casa e fieri di essere italiani a Carouge.

COMUNICATO STAMPA DELLA CITTÀ DI CAROUGE

Carouge rend hommage aux immigrants italiens

En réponse à une sollicitation de la Società delle Associazioni Italiane di Ginevra (SAIG), le Conseil administratif de la Ville de Carouge érige une sculpture sur la place de Sardaigne en honneur à l’immigration italienne de la commune.

A Carouge, cité sarde de par ses origines, ces derniers ont non seulement participé à
l’ «invention» de Carouge, comme le retrace le livre d’André Corboz, mais ils ont également joué un rôle majeur tout au long de son histoire, notamment dans l’essor de la ville dans les années 1950 lors de la construction des Tours ou à l’occasion du développement de la zone industrielle de la Praille.

C’est au travers d’une sculpture de l’artiste Jo Fontaine que la Ville de Carouge se propose de leur rendre hommage. La sculpture, réalisée en serpentine provenant d’Italie, mesurant 145 cm de diamètre et intitulée Cosmos, sera accompagnée par une plaque où sera gravée l’inscription suivante: «En reconnaissance aux immigrantes et immigrants italiens et à leurs descendants pour leur rôle dans la construction de la ville de Carouge.» L’inauguration de cette sculpture aura lieu en présence des autorités carougeoises et italiennes ainsi que des représentants de la Società delle Associazioni Italiane di Ginevra (SAIG) et de l’artiste Jo Fontaine.

DE L’ «INVENTION» DE CAROUGE À SON DÉVELOPPEMENT

Dès ses origines, la Ville de Carouge doit beaucoup aux italiens, notamment grâce aux archi¬tectes piémontais qui ont inventé Carouge de 1772 à 1783 comme Francesco Garella, Guiseppe Piacenza, Vincenzo Manera, Lorenzo Giardini, Filippo di Robilant et Guiseppe Viana.
Au 19e siècle, il y a, à Carouge, une arrivée massive de figuristes, mouleurs de plâtres
spécialisés dans la fabrication de figurines, tous originaires de la région de Lucques (Lucca), en Toscane. Son évocation ravit généralement les Carougeois, vivement attachés à leur origine transalpine et qui, dans le nom de ces artisans au métier oublié (les Orlandi, Piccioni, Pelle¬grini ou Lucchesi) retrouvent bon nombre de patronymes familiers encore présents à Carouge. A la suite de la grave crise agricole transalpine des années 1880, les Italiens sont nombreux à émigrer. Plusieurs familles s’installent à Carouge, telles que les Tagliabue, Zanone et Chriorino.

La Mission catholique italienne de Genève, implantée alors à Carouge, vient en aide à ceux qui n’ont aucune couverture sociale. La Provvidenza est fondée en 1904 par Don Adolfo Dosio, un missionnaire de Turin, en réponse à l’indigence de nombreux italiens établis à Carouge. Deux soeurs franciscaines le rejoignent et contribuent à la fondation en 1908 de la crèche, la seule existant dans la périphérie genevoise à l’époque. Après plus d’un siècle, la crèche de la Provvi-denza ferma ses portes en été 2013.

Ensuite, tout au long du 20e siècle, nombreux seront les Italiens qui viendront, dès 1945, s’ins-taller à Carouge et contribuer à son développement. C’est la période des saisonniers. Pour la seule année 1964, ils seront plus de 16 000 à arriver dans le Canton de Genève. Aujourd’hui, l’engagement des Carougeoises et Carougeois d’origine italienne au sein de la commune est reconnu par tous.

UNE SCULPTURE EN HOMMAGE À L’HISTOIRE

C’est au travers d’une sculpture de Jo Fontaine que la Ville de Carouge a choisi de rendre hommage aux italiens ayant participé à la construction de Carouge. Intitulée Cosmos, elle présente en surface des lignes faussement concentriques tracées par les outils du sculpteur qui nous renvoient à une sorte de cartographie imaginaire du cosmos, aux trajectoires des planètes autour d’un point qui n’est pas vraiment au centre de l’œuvre. La sculpture évoque ainsi une sorte de stèle dressée par une civilisation ancienne qui y aurait fixé sa propre vision de l’univers. Jo Fontaine définit ainsi sa démarche : «Symboliquement, la pierre devient le trait d’union entre le passé et le présent, dans une tentative d’éliminer la contrainte de l’espace et du temps. Dans mes recherches la signification et la simplification des formes me poussent à la limite du dépouillement, proche de la rupture avec la nécessité de faire. Le langage s’efface peu à peu comme s’estompent les images et se dissolvent les pensées. Enfin, seuls subsistent au-delà de ma temporalité et de ma finitude, quelques repères et quelques silences qui m’unissent à l’univers.»